Day after

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il y a 1 mois 2 semaines #151 par Virga
Day after a été créé par Virga
Lorsque je suis arrivée au boulot hier matin, j’étais déjà bien chargée, et le fait d’avoir publié une explication sur ma soirée de la veille ne m’a pas aidé à rester sage. Les téléphones sont strictement interdits sur le lieu de travail, je laisse donc le mien dans mon casier comme tout le monde, et ça tombe bien, dans ce casier je stock également des poches en plastique remplies d’alcool. Je profite généralement de mes pauses pour regarder mon téléphone et mettre dans mon mug en inox une poche complète de 20cl d’alcool puis je vais à la machine à café en consultant mes messages et remplir le mug de café, puis je sors fumer deux cigarettes et je fais ça trois fois par jour. Mais hier, du fait de ma publication, j’ai reçu plusieurs messages privés, donc beaucoup de messages d’encouragement à boire. Je mourrais déjà d’envie de me saouler, je n’ai donc pas résisté ; en revenant de ma première pause, j’ai refait un arrêt à mon casier pour boire toute une poche et ranger mon téléphone. En revenant à mon bureau, j’étais très émoustillée, j’avais une folle envie de boire et de vous en faire part. J’espérais que le travail me permettrait de dissiper un peu l’obsession qui était en train de naître en moi. Malheureusement, suite à un problème technique, nous avons eu de nombreuses coupures de réseaux nous empêchant de travailler. Au début, je suis parvenue à rester calme, mais l’envie de consulter mes messages me rongeait. Et comme il m’était impossible de travailler, je suis allée à mon casier, et en répondant à mes interlocuteurs, je me suis mise à boire avidement mon café amélioré, puis quand le mug fut presque à moitié vide, j’ai remis le contenu de toute une poche dedans pour le remplir à ras-bord. Je suis retournée à mon bureau avec le désir absolu d’être ivre ; je sentais l’alcool agir en moi et ça m’excitait. Vers 11h, je suis retournée à mon casier, au départ pour lire mes messages et remettre de l’alcool dans mon mug, mais je n’ai pas pu résister à l’envie de boire toute une poche aussi vite que possible. L’embout en plastique coincé entre mes lèvres, j’ai pressé le plastique pour me faire avaler l’alcool plus vite, ça brulait, mais ça passait si vite que je sentais comme une tornade de bonheur ravager mes papilles pour rejoindre en flux continu mon estomac. La poche finie, j’ai dû réprimer une envie de violente envie de vomir, mais j’ai su me contrôler. Pendant que je remplissais le mug à nouveau, j’ai senti que je vacillais, que l’alcool était en train de m’envahir, c’est une sensation merveilleuse que de se sentir soudainement sous l’effet de la boisson, passer de la presque sobriété à une réelle ivresse en quelques secondes me procure une réelle extase. J’aurais été à mon domicile, j’aurais bu mon mug d’un trait, juste pour le plaisir de me sentir ravagée. Mais comme j’étais au travail, j’ai dû me modérer. Je suis retournée à mon bureau avec mon mug et j’ai fait semblant de travailler. J’ai tellement bien fait semblant que notre chef de service m’a cité en exemple à mes collègues ; ils discutaient car ils ne parvenaient à travailler sans connexion internet et moi visiblement, j’arrivais à être productive. Je n’ai rien dis de peur de balbutier en parlant ; je savais que j’étais déjà bien entamée. Je savais aussi qu’il aurait été une bonne idée tant que j’étais à mon casier d’échanger mes talons aiguille contre des chaussures à talons plats mais il était trop tard pour ça. A 12h30, je me suis rendue à ma voiture pour aller au resto, comme chaque jour ; je choisi toujours des endroits qui me laissent boire ce que je veux et me le facture comme un repas, ça me permet de payer avec la carte de l’entreprise. Quand je suis arrivée au restaurant, je titubais un peu, le serveur qui me connait bien à plaisanter avec moi en disant que normalement, je suis sensée sortir du restaurant dans cet état là, pas y rentrer. Alors, je lui ai demandé de me servir un truc qui me fracasse le cerveau, ça l’a intrigué ; je lui ai assuré qu’aujourd’hui, il n’y avait aucune limite, qu’il n’avait qu’à me servir ce qu’il avait de plus redoutable. Il a mélangé plusieurs alcools dans un grand verre et me l’a servi, c’était fort et très efficace, j’étais exaucée. Pour la deuxième mixture, même verre mais des alcools différents, il était tout aussi destructeur. Après le troisième verre d’un autre mélange, mon coude a glissé du comptoir et j’ai failli tomber par terre. Le serveur, réjouit, s’est enquérir de savoir si j’avais ce que je voulais, mais d’une voix tonitruante et inconstante, je lui ai intimé l’ordre de me servir le verre suivant. Après six verres, j’étais magnifiquement bien, je me sentais dans le même que lorsque je quitte un bar au milieu de la nuit un soir de semaine. En descendant de mon tabouret pour me mettre sur mes pieds, mes talons aiguilles m’ont fait danser sur la moquette à la recherche d’une position stable. Le monde entier était flou et tournait autour de moi, je virevoltais tel un papillon dans la flamme d’une bougie. Au moment de payer, j’ai sorti la carte de l’entreprise et le serveur a dû guider ma main vers la machine pour le paiement sans contact. Je suis repartie du restaurant totalement ivre, et sur le trajet qui me séparait du travail, j’ai caressé mon clitoris, appréciant à chaque seconde le fait de conduire en pleine journée aussi imbibée que je le fait en général de nuit. Une fois la voiture arrêtée devant l’immeuble source de mes souffrances, je me suis fait quelques belles lignes de coke ; certes, j’aimais être ivre, mais il fallait aussi que je conserve mon emploi. Je me suis dépêchée de rejoindre mon casier tant que la poudre faisait effet, j’ai enfilé, non sans difficultés, des chaussures à talons plats, j’ai rempli mon mug, j’ai dissimulé une poche d’alcool dans chaque bonnet de mon soutien-gorge et j’ai enfilé une paire de lunettes aux verres colorés pour cacher mes yeux. Lorsque j’ai rejoint mon bureau, j’ai marché vite, en ligne droite, sans respirer, personne n’a fait attention à moi. J’avais presque 20 minutes de retard mais personne ne l’a remarqué. L’après-midi fut difficile à passer ; d’une part, je me réjouissais de la réouverture de mon bar préféré et je me réjouissais d’y aller, d’autre part je mourrais d’envie d’aller lire mes messages et pour finir j’avais de plus en plus de mal à donner le change. Je sentais les poches en plastique contre mes seins mais je n’osais pas les sortir de peur d’être vue. Peu avant 16h, j’ai pris ma dernière pause, fort heureusement, suite aux problèmes techniques rencontrés, beaucoup de collègues étaient rentrés chez eux. J’ai pu sortir discrètement et c’est heureux car marcher me devenait difficile. A mon casier, j’ai consulté mes messages, ai répondu comme je pouvais, j’ai rempli à nouveau mon mug et suis retournée à ma place ; je ne suis pas sortie fumer, j’en étais à présent incapable. Je n’ai même plus cherché à faire semblant de travailler pour le reste l’après-midi ; ma seule tâche fut de parvenir à presser la touche espace lorsque Windows se mettait en pause que mes écrans devenaient noirs. Me retrouvant de plus en plus seule dans ce grand open-space, j’ai fini par céder et ai sorti une des poches mes chauds sous-vêtements et ai rempli mon mug. La fin de journée approchait et je senti que même si je finissais totalement torchée, plus personne ne serait là pour le voir. A 17h30, nous n’étions plus deux au bureau, il était temps pour moi de partir et ma collègue était tout au fond du local dissimulée derrière ses écrans et il semblait peu probable qu’elle me voit. J’ai quitté les lieux en m’accrochant à la paroi pour ne pas tomber, et j’ai rejoints ma voiture. J’appréciais follement mon état et je n’ai pas pu m’empêcher de téléphoner à mon fils pour lui en faire part ; il m’attendait à la librairie avec ses sœurs, il était très enthousiaste, il espérait que nous irions tous au bar comme hier, mais ce n’était pas possible car j’avais l’intention de rentrer très tard et ses sœurs avaient besoin de sommeil et il devait rester près d’elles pour les garder. Forcément, lorsque je suis arrivée devant la librairie pour les charger à bord, mon fils faisait la gueule. J’ai dû lui rappeler notre pacte, tant que maintenant, il doit me laisser vivre, mais dès qu’il aura 16 ans, il pourra m’accompagner aussi tard qu’il le voudra. Il sera autorisé à me faire autant qu’il le veut et pourra me faire prendre toutes les drogues qu’il désire, où que nous soyons. Il a souri et m’a répondu qu’il avait plein d’idées mais qu’il m’en parlerait plus tard pour ne pas que je les mette à exécution sans lui. J’ai sorti la deuxième poche d’alcool de mon soutien-gorge, j’ai dit à mon fils que chaud, c’était encore plus efficace, il m’a répondu d’un air complice qu’il savait et je l’ai bue sur le reste du trajet. J’ai déposé tout ce petit monde devant la maison et je suis repartie. J’étais radieuse, enthousiaste à l’idée de boire toute la nuit dans mon bar préféré. Mais lorsque je suis arrivée, celui-ci était toujours fermé, les rénovations avait pris du retard. Par dépit, je suis allée boire ailleurs, mais le cœur n’y était pas, je suis finalement rentrée à 3h du matin, et même si j’ai renversé plusieurs choses en rentrant dans la maison, faisant un vacarme qui a réveillé tout le monde, j’étais beaucoup trop lucide à mon goût. J’ai demandé à mon fils de me servir à boire et de changer d’alcool après chaque verre, ce qu’il fit. Peu à peu, je me suis laissée envahir par l’alcool, mon fils me secouait de temps en temps pour me tenir éveillée afin que je continue de boire. J’ai fini par perdre connaissance pendant une heure ou deux et il est à présent tant de repartir travailler. Je suis morte de fatigue, mais je me réjouis quand même car ce soir, c’est la soirée de préchauffe de la Saint Patrick. Je vais faire la fête entourée de gens venus se saouler et moi, je vais régner en Maîtresse sur cet univers de beuverie. Je vais finir si saoule au petit matin que je ne serai plus en état d’aller travailler ni même en état de penser à le faire, je vais être une épave me trainant de verre en verre et je m’en réjouis.

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