Je suis actuellement en vacances au Mexique avec mes enfants, nous faisons le tour du pays tant pour découvrir la culture locale que voir les splendeurs précolombiennes. Je suis extrêmement sage depuis le début, je bois très peu, juste ce qu’il faut pour ne pas être trop en manque et pour ne pas prendre de risques à l’aéroport, je n’ai pas amené de drogues, juste quelques anxiolytiques au cas où je n’arriverai pas à gérer la privation de psychotropes. Nous sommes ici depuis deux semaines et pas une fois je n’ai été saoule ou défoncée, je ne me suis même pas faite baiser une seule fois, mais j’y pense souvent, chaque fois que je passe devant un bistrot ou un magasin de liqueur, je me mords les lèvres et je me mets presque à trembler tant la tentation me brûle. Lorsqu’au soir nous sommes au restaurant, je ne prends pas d’apéritifs ni de digestifs, je me contente de deux ou trois verres de vins durant le repas et voir tout ces alcools derrières les bars m’obsède. Je meurs d’envie de me laisser submerger par mon vice et de m’enivrer jusqu’à me vomir dessus. Avant-hier, nous déjeunions en terrasse d’un magnifique petit restaurant à Acapulco nous avions une vue sur la mer, il avait un peu plu au matin mais le soleil recommençait à se montrer doucement, les rues étaient encore calmes lorsqu’un métis avec des dents affreuses s’approcha de moi pour me demander si je voulais de la cocaïne. J’ai très poliment refusé mais rien que d’en avoir entendu parler, mon cœur se mit à palpiter et mon nez à chatouiller. Mon fils qui bien qu’il ne parle pas espagnol avait quand même compris de quoi il s’agissait commença à se montrer instant ; rapidement toute la conversation durant le repas ne tourna plus qu’autour de cette opportunité manquée. J’esquivais comme je pouvais les questions en prétextant que je ne connaissais pas ce dealer, que c’était sans doute une arnaque pour touristes ou un piège de la police mais il mêla ses sœurs à la discussion. Ma fille ainée était toute enjouée à l’idée de me voir ivre ; elle voulait absolument m’aider à choisir mes vêtements comme lorsque nous sommes à la maison, elle voulait me voir tituber et que nous ayons un de nos nombreux jeu durant lesquels elle m’aide à me saouler. Mon fils l’encourageait dans cette voie ; cet ado est décidément le pire ennemi de ma sobriété… J’étais tellement nerveuse que je bu chacun de mes trois verres de vin en deux gorgées et naturellement la soif me rongeait de l’intérieur. Le meilleur de leurs arguments était que nous avions prévu une journée shopping le lendemain et qu’elle était loin d’être nécessaire. Secrètement, je songeais que je pourrai parfaitement y participer saoule, ça ne rendrait cette journée que plus amusante. Nous avions fini le repas et lorsque le serveur arriva avec la carte des desserts je lui demandais de m’amener la carte des vins. Je ne pouvais plus résister, ma dépendance à l’ivresse était trop forte et je ne pouvais plus lutter mais je me promis de ne pas exagérer, une bouteille, pas plus. Le serveur nous apporta les cartes et face à la longue liste de noms d’élixirs qui me sont inconnus, j’étais fortement hésitante, je souhaitais quelque chose de doux et sucré ce qui réduisit mon choix à trois bouteilles. J’en choisis une au hasard et il me l’amena en même temps que les crèmes glacées de mes enfants. Il me servit d’abord un fond verre pour me faire gouter, il était très agréable, puis me servit un demi verre. A peine le serveur eut il le dos tourné que je sorti la bouteille du seau à glace et rempli mon verre à ras bord. Je bu le verre d’un trait avant de le remplir à nouveau et de recommencer. Je ne ressentais pas encore les effets de l’alcool mais je me détendis très rapidement. Une main accrochée au verre, l’autre à la bouteille, j’entamais un cycle de remplissage et vidage sans discontinuer jusqu’à ce que la bouteille fût vide. Oubliant mes ambitions de modération, je hélais le serveur pour lui demander une des deux autres bouteilles du même genre ; le temps qu’il mit à me l’amener me paru une éternité et je me serai bien passée de son ridicule cérémonial de dégustation, je voulais boire, pas qu’on me donne un cours d’œnologie… Par le même sortilège que précédemment, je fis rapidement disparaître le contenu de la bouteille. Mon estomac ballotait gaiement et même si j’avais une formidable envie de boire, je n’étais plus en manque. Un seul mot me venait en tête, décontraction, c’était la première fois depuis le début de ces vacances où je me sentais enfin apaisée. Je profitais des rayons de soleil sur mon visage lorsque le serveur arriva avec la troisième bouteille de vin ; une idée de mon fils, bien entendu. Cette fois je dis au serveur que je me servirai moi-même et il s’en alla la mine méprisante. Le vin était très frais et délicieux, il descendait tout seul au travers de moi, chaque gorgée en appelait une autre. La bouteille était à moitié vide lorsque j’eu envie de jouer ; mon fils m’admirait avec des yeux brillants, je ne pouvais pas résister à l’envie de le titiller. Je lui demandais s’il avait vraiment envie de me voir saoule et lorsqu’il répondit par l’affirmative, je me moquais gentiment de lui et lui dis que je m’étais mal exprimée. Ce que je voulais lui demander c’est si il voulait que je sois VRAIMENT saoule ? Je n’attendis pas sa réponse et ouvris mon sac à main pour en sortir une tablette de xanax, je mis six pilules dans ma bouteille puis porta la bouteille mes lèvres, d’un vif geste de la main je la fis brutalement tourner pour provoquer en elle un tourbillon qui me permettrait de la boire très vite.Inutile de dire que l’endroit où nous nous trouvions n’était pas tout à fait propice à ce genre de comportement. On nous a rapidement demander de payer l’addition et de partir. En sortant du restaurant, je me sentais légère mais je ne titubais pas, j’ai bien trop l’habitude de l’alcool que pour montrer des signes de faiblesse si rapidement. Mon plan était simple, trouver un endroit où acheter des spiritueux et foncer à l’hôtel pour m’imbiber au maximum. Par chance nous avons trouvé un taxi qui en moins d’une dizaine de minutes nous a emmené à un supermarché. Je ne connaissais Walmart que par des « memes », je supposais bien que c’était de grands espaces, mais aux yeux d’une européenne comme moi, c’est juste immense, quatre fois plus grand que ce dont j’ai l’habitude et forcément la diversité du choix est à la hauteur du gigantisme des lieux. Emportée par ma soif, je me mis à mettre dans le caddie bien plus que je ne pouvais boire et surtout bien plus que nous ne pouvions porter. Je me rendis vite compte que ma fougue avait dépassé notre capacité d’emport une fois à l’extérieur avec les sacs. Nous nous sommes donc installés dans une cerveceria non loin de là en attendant un taxi pour nous mener à l’hôtel. Ce fut rapide, je n’y bu que deux bières et quitte à vexer quelques susceptibilités, je dois dire que c’est heureux car pour une native du pays des trappistes, la cervoise mexicaine est une aberration. Arrivés à l’hôtel, nous nous sommes enfermés dans notre suite, avons posé les diverses bouteilles sur le petit meuble qui devait servir autrefois à rédiger des cartes postales, je me suis allongée sur le lit et je me suis laissée servir à boire. Très tôt, l’envie de découvre le milieu de la nuit local à commencer à naître, mais je n’avais rien à me mettre à part quelques fripes de maman sage. Il me semblait évident qu’une telle ville devait avoir au moins un endroit où des vêtements coquins étaient vendus. Enhardie par l’alcool, j’ai téléphoné à la réception pour leur demander de m’appeler un taxi afin qu’il me mène à un sexshop ou tout autre endroit du genre. Et je suis restée à boire dans ma chambre en finissant la tablette de xanax en attendant que le chauffeur arrive. Lorsque la réceptionniste m’a annoncé que le chauffeur était là, ma voix commençait à trahir une ébriété naissante. J’ai mis une bouteille de vodka dans mon sac à main, mais celui-ci était trop petit et la bouteille dépassait à moitié en dehors. J’ai bien essayé de boire dans l’ascenseur mais malgré mes déglutitions acharnées, la bouteille refusait de rétrécir. J’ai surgit dans le hall légèrement chancelante mais encore tout à fait digne, je savais que je ne reviendrais pas dans le même état et pris beaucoup de plaisir à m’imaginer ivre morte, rampant sur le marbre de cet établissement de luxe, exposant ma presque nudité aux yeux de tous. Peut être aurais-je alors l’indécence de demander au portier de m’aider à rejoindre le bar de l’hôtel pour qu’on m’y serve à boire. Mais il était encore trop tôt pour ça, le fruit n’était pas mûr et une nuit de débauches m’attendait. Visiblement, le chauffeur et moi n’avions pas la même conception d’un sexshop, les trois premiers endroits où il me mena étaient de petites boutiques lugubres et mal achalandées. Nous dûmes traverser toute la ville avant qu’il ne trouve enfin un endroit qui trouve grâce à mes yeux de plus en plus vitreux. Je ne dirai pas que cette quatrième boutique était luxuriante, mais au moins il y avait une sélection intéressante de tenues provocantes. Je me suis promenée entre les allées en biberonnant ma bouteille quand un vendeur adipeux vient me porter assistance. Ce type devait sans doute avoir obtenu un diplôme dans une très haute école de commerce car il matraqua un premier argument qui me vexa instantanément : ici à Acapulco, la concurrence est féroce car toutes les filles sont jeunes et belles avec des formes généreuses et une taille fine. Ayant 47 ans bientôt, j’ai bien conscience que la jeunesse est une chose qui est loin derrière moi, et même si je suis restée mince malgré mes trois grossesses, ma petite poitrine et les vergetures sur mon ventre m’ont toujours complexé. Fort heureusement, le vendeur avait de quoi détourné sur moi les regards des hommes et faire affluer les verres. Il me présenta tout d’abord un soutien-gorge d’apparence assez quelconque mais dont les bonnets dissimulaient des poches en silicone qu’il suffisait de remplir d’eau pour donner l’illusion d’une poitrine aussi généreuse que naturelle. Il me fallu impérativement m’en procurer un et celui avec les plus gros réservoirs possibles ! Je n’étais pas particulièrement emballée par l’idée de la flotte mais il y avait dans ma chambre de quoi les remplir de choses bien plus amusantes. Il me proposa ensuite une culotte aux fesses rembourrées mais il ne possédait aucun modèle fendu à l’entre-jambe qui m’aurait permis de faire empaler à la chaine sans avoir à la retirer. Nous nous orientâmes alors vers un catsuit très transparent en nylon noir qui lui laissait respirer ma chatte. Par-dessus, j’enfilerai une minuscule jupe noire en latex munie de porte-jarretelles, de bas résilles noirs et mauves, des bottines à talons hauts mauves et une perruque synthétique mauve. Avec tout cela, je vais être la gogo star de la nuit, la Barbie des bars à putes, la salope qui annonce tout de suite qu’elle est venue pour se faire enfiler. Ma déception fut grande lorsque le vendeur m’annonça qu’il ne disposait pas de poppers ; cette substance est totalement illégale au Mexique. Par contre, si je craignais de souiller ma belle tenue toute neuve, il pouvait me procurer un merveilleux détachant très efficace mais qui naturellement n’était qu’à utiliser dans une pièce bien ventilée car ses vapeurs peuvent occasionner de graves étourdissements. Je suis une femme bien trop maniaque sur la propreté que pour me priver d’un tel produit.