Salut à tous, je sais que je publie peu, et je m’en excuse, mais il y plusieurs raisons à cela ; premièrement, et cela semble évident, j’élève seule trois enfants, ce qui forcément m’occupe pas et de plus, mes passions outrageuses me poussent à les gâter d’avantage que les autres afin de leur faire accepter mon mode de vie. Deuxièmement, je travaille énormément ; mes vices étant exorbitants, il m’est nécessaire si je veux les entretenir tout en maintenant un train de vie dispendieux, il m’est nécessaire de me soumettre à l’activité la plus rentable même si elle ne correspond pas à mes valeurs. Troisièmement, j’ai une vie sociale riche et pas uniquement dans le cadre festif ; j’ai de nombreux amis, de multiples activités culturelles, et naturellement, même si j’y suis réputée pour céder facilement à la boisson, nul ne soupçonne l’étendue de mes perversions. Quatrièmement, je dispose de peu de temps pour me livrer à mes libations et il est plus important pour moi de les vivre que de les raconter, d’autant que dans la majorité des cas, elles sont si ténues comparé à mes espérances que je ne trouve pas utile d’en faire le récit. Il m’est déjà difficile de trouver le temps d’entretenir mes addictions que je peine à m’en créer de nouvelles. Je conçois que pour une certaine partie d’entre vous, la lecture d’une nouvelle où une femme seule se rend dans un bar et bafouille un commandant son premier verre, vous excite ou au moins attise votre curiosité ; cependant, pour moi, c’est mon quotidien ; je n’y vois rien d’exceptionnel à raconter. Ainsi, je me concentre sur la rédaction de mes aventures les plus intenses, les plus extrêmes, mais je suis au regret de vous annoncer qu’elles ne représentent pas mon ordinaire. Comme je l’ai déjà dit, je suis addict à l’ivresse, à l’ivresse extrême ; je ne rêve de rien d’autre que d’avoir un jour les moyens de ne plus rien faire d’autre que de me trainer au sol de bouteilles en bouteilles, mais pour l’heure, je dois composer avec mes obligations. De plus, je dois avouer qu’il m’arrive souvent de commencer à écrire mais je termine rarement ce que je commence, non seulement par manque de temps, mais aussi parce que je ne sais pas modérer ma soif et entre le moment où je commence à taper sur mon clavier car je suis encore assez lucide pour le faire, très souvent, à peine arrivée à la moitié de l’anecdote, je commence à chercher mes mots à manquer les touches de mon clavier, à penser à d’autres choses… C’est pourquoi, j’abandonne souvent les histoires que j’ai commencé à écrire pour, dans le meilleur des cas, me concentrer sur mes breuvages. Dans le pire des cas, partir à la recherche d’un bar Buddy pour égayer ma déchéance. Lorsque je rentre, mon état est tel qu’allumer mon ordinateur n’est même plus une option. Je profite donc de ce jour pour raconter la fin de mes trois semaines de carnaval ; trois semaines d’orgies incessantes et au terme desquelles je suis parvenue à atteindre le niveau que j’affectionne tant. Je suis à la fois heureuse et fière de vous annoncer que quelques jours après vous avoir écrit, je me suis réveillée sur le tapis de mon salon ; j’étais si ivre au réveil que je n’arrivais plus à me lever, je me suis trainée à quatre pattes vers la table basse pour trouver à boire. J’ai balancer au sol plusieurs bouteilles vides avant d’en trouver une pour me ranimer, il me fut difficile d’atteindre mes lèvres avec son goulot, et les premières rasades me firent l’effet d’une salvation. J’ai bien tenté de me redresser ensuite mais je suis partie à la renverse ; alors j’ai continué de boire. Après une dizaine de jours à me saouler quotidiennement jusqu’à mes derniers retranchements, je ressentais plus les effets de l’alcool. Certes, tout m’indiquait que j’étais saoule, mais je ne le ressentais pas ; je ne me sentais pas légère mais lourde, je ne me sentais pas rassasiée mais assoiffée, je ne me sentais pas anesthésiée mais endolorie. Mon corps avait besoin d’alcool et me le faisait savoir ; mes muscles tremblants étaient rigides, mes entrailles se tordaient, mes yeux me brulaient. Il m’était indispensable de repartir faire la fête, de me remplir à nouveau. Je ne me souvenais de rien de la soirée précédente et ça m’amusait, de la tenue que j’avais enfilé il ne me restait qu’une jupe si courte que j’ignorai ce qu’elle avait bien pu dissimuler lorsque j’avais quitté la maison. Ma poitrine nue était couverte de saleté, tout comme le reste de mon corps ; j’ai fermé un œil pour regarder autour de moi si je ne retrouvais pas un bustier, mais de ma vision floue, je ne vis rien qui puisse ressembler à un chemisier. Mais je ne trouvais rien et cette pensée me plut, j’avais surement dû conduire seins au vent, totalement ivre, et sans doute même avais-je du rejoindre mon véhicule, ainsi dévêtue, telle une salope de caniveau. J’ai beau être d’ordinaire d’une grande pudeur et même dans mes états d’ébriété les plus poussés d’un grand contrôle sur moi-même ; lorsque j’ai atteint un certain niveau d’alcoolémie, il me plait d’avoir agit comme la plus dévoyée des putes ; cela m’excite de me réveiller ainsi ; sale, souillée, puante… Il sommeil en moi celle que j’appelle la Chemsess (contraction de Princesse et Chemsex) et je la connais, elle est sans limite, elle s’amuse à détruire tout ce que je construis ; elle est du genre à défoncer la porte du conseil d’administration de l’entreprise pour laquelle je bosse, seulement vêtue d’un plug ponytail, bouteille dans une main, joint dans l’autre, le visage couvert de poudre blanche et annoncer à ces connards méduser que je ne viendrai pas travailler aujourd’hui car il faut que j’aille sucer des bites. Cette femme qui dort en moi est bien pire que je ne le serai jamais et elle commence à me parler dès que j’ai fini ma première bouteille de la journée ; elle me pousse à la laisser apparaître, elle m’incite à prendre une ou deux pilules, juste pour le fun, elle fait sortir de ma mémoire des images soirées précédentes dont pourtant je ne me souvenais de rien. Elle me ronge et les visions qu’elle me procure me révulses autant qu’elles m’excitent ; l’entendre me parler c’est comme regarder une vidéo de porn gore sur le net, c’est excitant mais on sait qu’on ne le ferai jamais ; sauf qu’elle et moi partageons le même corps. Cette Chemsess est une Diva égoïste avide de plaisirs, c’est une sociopathe qui joui des crimes qu’elle peut commettre, son plaisir est plus intellectuel que physique ; lorsqu’elle se fait baiser dans les chiottes crades d’un troquet miteux, ce qui lui plait, ce n’est pas de se faire pénétrer, c’est que l’homme que la fourre est en train de se masturber dans le sperme de celui qui l’a précédé. Elle est vicieuse et sournoise, elle sait manipuler les hommes pour obtenir ce qu’elle veut et ce qu’elle veut, c’est les soumettre, les détruire. Elle aime voir défiler derrière elle les machos qui la supplie de passer un moment avec elle ; elle leur a tant donner qu’ils ne pensent plus qu’à elle, ils la veulent et elle s’en fout. Ainsi, en retrouvant souillée sur le sol de mon salon, je savais qu’elle était là la veille, je savais qu’elle s’était faite plaisir, je savais qu’elle avait provoqué l’effroi chez ces pères de bonnes familles que ceux-ci l’avaient ouvertement jugée et critiquée, mais elle savait aussi que chacun d’eux voulait la baiser, chacun d’eux en regardant leur ennuyeuse épouse s’est dit qu’il méritait mieux que leur rombière, il méritait de se faire lécher les couilles par moi, de se faire mettre un doigt dans le cul pendant que j’écrase leur gland contre ma glotte. En vous écrivant, je sens qu’elle là, en moi, toute proche, qu’elle refuse d’être à nouveau enfermée. Je me suis promise de ne pas boire aujourd’hui, du moins pas plus que de raison, je travaille demain et après un mois entier à lui avoir permis d’exister chaque jour et chaque nuit, je suis rongée par le manque d’alcool, le manque de sexe et l’excitation. Je tremble réellement d’excitation en vous écrivant. Il est difficile pour moi de me refreiner, de ne pas me droguer et juste boire lentement alors que j’essaye de rédiger une anecdote dont la seule évocation me donne envie de la revivre. J’étais donc presque nue et crasseuse dans mon salon, incapable de me remettre debout ; c’est en poussant la bouteille devant moi que je me suis trainé jusqu’à l’escalier, j’étais totalement imbibée, je le savais, mais je voulais repartir aussi vite que possible ; il me tardait de rejoindre des mâles bouillonnant de testostérone. Toutes les trois marches, je vacillais en tentant de boire, parfois je glissais en arrière et ça m’amusait. Je savais que lorsque je me présenterai au carnaval, je serai déjà prête à passer à la casserole, pas besoin de chauffer les foules, mon état ne laisserait aucun doute sur ma disponibilité. Arrivée sur le palier, j’ai pris la direction de la chambre, là où se trouve ma réserve de cocaïne. Franchir les quelques mètres qui me séparaient de ma table de nuit furent une torture ; je mourrais d’envie de boire, mais sans rien pour m’y accrocher, c’était impossible. Dans les escaliers, c’était facile, car il suffisait de poser mes coudes sur les marches plus hautes que moi, mais sur un terrain plat, la chose devenait compliquée. Arrivée au pied de mon lit, je n’y tenais plus, j’ai rassemblé mes efforts pour jeter un coude sur le matelas afin de m’aider à me hisser et enfin porter la bouteille à ma bouche. Je bu avidement, trop heureuse d’y être parvenue, trop impatiente de faire surgir ma précieuse Chemsess, je bu trop ; beaucoup trop… La bouteille glissa hors de mes mains, je sentis l’alcool brutalement arracher toutes mes forces, je me sentis sur le point de perdre connaissance. Dans un réflexe de survie, la main qui tenait il y a quelques secondes encore la bouteille harponna mon téton et le tordu de toutes ses forces pour m’éviter sombrer dans le comas. Je chancelais sur place, vrillant de plus belle ce téton qui me faisait déjà mal, j’étais à deux mètres de ma poudre miraculeuse et je m’apprêtais à m’évanouir, c’était hors de question, je m’y refusais. C’est dans des efforts désespérés que j’ai pu rejoindre ma table de nuit. Je ne me pris même pas soin de concasser un peu la substance blanche, je l’ai sniffée directement, de petit cailloux tombèrent de ma narine, mais je comptais sur le fait qu’il eu au moins suffisamment de poudre pour me maintenir un peu lucide. Très lentement ensuite, j’ai moulu les petits cristaux en poudre et les ai sniffer. J’ai rempli mes sinus de poudreuse jusqu’à ce que mon visage soit engourdi, jusqu’à ce que je soit sûre que je n’allais plus perdre connaissance. Mon visage était brulant et suait à grosse gouttes, mon cœur battait à tout rompre, un bourdonnement intense m’assourdissait ; mais ma soirée était sauvée. J’étais toujours trop ivre que pour tenir debout mais il me fallait à présent faire couler de l’eau fraiche sur mon corps. Après mon visage, c’est peau de tout mon corps qui se mit à me bruler et à transpirer abondamment. Une main devant l’autre, un genou devant l’autre, je me suis dirigée de l’autre coté du palier vers la salle de bain. Une partie de moi se sentais mourir, se consumer dans une chaleur digne des flammes d’un fourneau, l’autre partie se réjouissait de ce qui m’arrivait, elle me murmurait que j’étais aux portes de l’overdose, que j’allais crever là et que tout le monde pourrait venir se faire jouir dans mon cadavre. Tout en progressant, j’avais des images de mon corps, à la fois mort et conscient servant de vide couille aux individus les plus affreux. C’était terrifiant et je ne saurais dire pourquoi, en même temps, ça m’excitait. C’est ce moment que choisit la Chemsess pour me ramener en mémoire des moments où me trouvant dans un état similaire, des hommes s’étaient fait éjaculer en moi ; dans des clubs, des ruelles sombres, sous des ponts, dans des abris bus ou derrière des poubelles. Et puis, soudain, l’épiphanie, la révélation, moi, vautrée sur un char de carnaval la nuit passée, au soleil levant, dans un matin glacial, le corps engourdi, et trois hommes qui m’entourent et rigolent, leur gobelet de bière à la main, et un qui me baise. Nous sommes sur une place désertée, l’homme fini et je commence à glisser, un autre m’empoigne, me remet en place, me fait tourner, pose sa bière à coté de ma tête et me sodomise, je ne vois que sa bière à quelques centimètres de mes yeux… Je me souviens avoir été un bac à sperme de fin de soirée ; j’avais froid, très froid, j’avais donc déjà perdu mon chemisier. Combien les avait précédé ? Où étais-je ? Je m’en moquait, je commençais à onduler, à gémir, il mit sa main devant ma bouche pour me faire taire, n’importe qui aurait pu nous faire cesser en hurlant depuis sa fenêtre. Je le mordis, il lâcha immédiatement la prise. Avant qu’il n’ai le temps de me cogner, je grommela avec toute l’énergie qui me restait que c’était lui qui baisait le mieux, que j’en voulais plus, qu’il devait enfoncer sa bite au fond de moi, que je voulais sentir la naissance de ses testicules tout contre mon anus. Son pénis se raidi d’un coup dans mon rectum, je le sentis gonfler d’avantage, son rythme devint plus viril, plus puissant ; m’appuyant sur la paume d’une seule main, je me redressais, je me saisit de sa bière et commença à la boire. La bière ruisselait sur la commissure de mes lèvres, tombait en cascade sur le char, seule une infime partie trouva le chemin pour couler sur mon menton puis mes seins. Je faisais rouler mes hanches, je le sentais se retenir de jouir, son pénis avait ses petits spasmes de celui qui n’en peut plus. Alors de mes yeux roulants, je regardais ses amis et annonça qu’il fallait qu’un autre me prenne pendant que je suce ce merveilleux étalon. Il lâcha la purée et émettant des gloussements, sorti sa bite de mon rectum me fit tourner à nouveau et saisi ma tête pour fourrer son engin au fond de mon gosier, mais je m’y refusais, j’exigeais qu’un autre me baise pendant que je m’exécute. Etant intraitable sur me sujet, il ordonna à son pote de me prendre, son pote rigolait, tergiversait, mais tout en massant les bourses de mon étalon, je revendiquais, méprisante que ce troisième Monsieur s’exécute. Ce qu’il finit par faire ; il fit entrer en moi une bite molle, mais une promesse ayant été faite, je tirais sur les couilles de mon étalon pour glisser son pénis au fond de ma gorge, et lorsque ma mâchoire entra en contact avec mon poignet, je relâchais la prise pour glisser ma main entre ses cuisses pour trainer son bassin à moi jusqu’à ce que mon nez fût planter dans son pubis touffu. Je le suçais à m’étouffer, mon gosier émettait des râles d’asphyxie et cette privation d’air me faisait tourner la tête ; j’adore que l’on m’étrangle, mais lorsqu’on m’étouffe avec une bite, c’est jouissif. Par une alternance de dépression de l’estomac et de rots, je pompais mon étalon du plus profond de ce que je pouvais le faire ; j’avais régulièrement des relents de mousse de bière qui remontaient à ma trachée, manquant de me noyer, mais au lieu de relâcher prise, je repoussais ma tête encore plus en avant. Ce très excitant souvenir me permis d’atteindre la cabine de douche, ma peau me brûlait tellement que j’avais la sensation bien réelle qu’elle était en train se décomposer. Je dû me cramponner à la tuyauterie pour parvenir à atteindre le mitigeur, l’enclencher, et lorsque l’eau se mit à couler sur moi, aussi froide soit elle, cela m’apaisa à peine. Je me fis rouler sur le dos, pour que de l’eau arrive sur mon visage qui était la partie de mon corps qui me faisait le plus souffrir. J’ignore combien, de temps je restais sous l’ondé mais ce fut long, suffisamment pour que la brulure s’apaise enfin et que je fusse en mesure de faire glisser la jupe jusqu’à mes chevilles. Tout tournait autour de moi, j’avais envie de boire mais n’avais plus rien à ma portée, mes gestes étaient lourds et anarchiques, je me laissais aller à uriner, et ma gorge était si sèche que je ne pouvais plus déglutir le peu de salive que j’avais. Je me surpris à ouvrir la bouche pour absorber un peu d’eau lorsque que le jet se coupa. C’était mon fils, en pyjama, qui se dressait au-dessus de moi ; je ne comprenais rien à ce qu’il me disait ; certes, j’avais l’impression d’entendre tous les mots, de les connaître, mais je ne parvenais pas à les associer entre eux. Il me fit glisser hors de la douche, me sécha, me tira jusqu’à l’évier, m’aida à me hisser sur tabouret et commença à me maquiller. Ma tête dodelinait, je tentais de murmurer des choses dont moi-même j’ignorais le sens, cherchant à me saisir de choses autour de l’évier. Alors, il porta une bouteille à mes lèvres, pendant que je buvais, des « mmm » de bonheur et de désir jaillissaient au travers mes cloisons nasales toujours encombrées de poudre. Il est délicieux de boire de l’alcool lorsque la cocaïne a priver vos glandes salivaires de toute action ; l’alcool pénètre directement au travers de la langue, des joues, des gencives, on le sent s’infiltrer, nous bruler, nous consumer. Je suis chancelante sur un tabouret de ma salle de bain, totalement nue et mon fils est en train de maquiller sa poufiasse de mère en pute de carnaval. J’entends les hurlements de jouissance de la Chemsess qui prend peu à peu possession de mon être. Puis il me fait pivoter, me penche en avant, les coudes dans l’évier et s’en va. Lorsqu’il revient, il tient une tenue légère, une sorte de cosplay de femme araignée pour des jeux entre adultes. C’est une simple robe très courte, en tulle transparent, avec un imprimé de toile d’araignée sur l’avant et dénudée dans le dos. Il commence par faire passer ma tête, puis un bras et ensuite l’autre. Il m’aide ensuite à me lever, et par miracle, je tiens debout, grâce à lui d’un côté, et m’appuyant sur l’évier de l’autre, c’est vrai, mais je suis debout. Lentement, nous sortons de la salle de bain, il m’escorte dans l’escalier et je fais de mon mieux pour ne pas m’envoler tête la première. Une fois au bas des escaliers, nous traversons, non sans encombre le salon, il m’amène à mon bureau, m’assied sur me siège, et pendant que je profite de mon état, il me prépare quelques lignes de coke ; je sais que j’en ai déjà beaucoup trop pris, mais je ne veux pas le décevoir, alors, je m’exécute, j’absorbe ce qu’il m’a préparer, mais mes narines sont encombrées, rien ne passe. Il me repousse alors sur mon siège, se saisit d’un spray nasal, m’en met une bonne dose dans chaque narine, ça brûle à mort, mais je parviens à déglutir la poudre qui m’obstruait et suis à nouveau prête à sniffer. Je me penche en avant, glisse la paille dans mon nez et pendant que mon fils me tient par l’épaule en dirigeant le miroir sous moi, j’ai de nouveaux flashs ; je me vois sniffer au milieu de musique techno, des hommes me secouent, m’embrassent, me pelotent, le serveur pose un shooter devant moi, avec une synchronisation parfaite, le ploc du verre sur le comptoir dans mon souvenir coïncide avec le shooter que mon fils me sert ; je n’ai aucun doute sur le contenu du verre, il s’agit de mon mix vodka/GBL. Soyez assuré qu’à ce moment-là, je n’ai plus besoin de solvant pour devenir sauvage, je suis déjà surexcitée et prête à tout. Mais j’attrape le verre et le bois d’une traite. Mes papilles toujours sèches pompent la substance industrielle, le goût est atroce, mais elle me monte rapidement à la tête, elle me fait partir en arrière dans mon siège, je divague et mon esprit disparaît dans les limbes de mes songes. C’est le nouveau ploc, son d’un shooter taper sur mon bureau qui me fait revenir à moi, je suis cuisses écartées, une main glissée à mon entre-jambes, je me sens bien, je veux me trouver sur un char de carnaval, au petit matin, avec au moins trois hommes pour moi seule. Ma main quitte mon clitoris, attrape le verre, et je l’avale, le goût est pire encore que pour le premier, je pars en avant, ma tête cogne violemment mon bureau, mais un troisième ploc se fait entendre, je relève la tête, je bave, j’ai envie de dire que j’en ai assez, mais mécaniquement, ma main attrape à nouveau le verre et me force à l’ingurgiter. C’en est trop, je manque de m’effondrer au sol mais mon fils me rattrape, il me repousse à nouveau au fond de mon siège. J’hallucine, des lumières violettes virevoltent autour de moi, je ne vois plus rien d’autres, lorsqu’un nouveau ploc se fait entendre, je dodeline de la tête pour refuser, j’essaye de prononcer quelques mots sans succès. Mon fils s’approche alors, me promet que ce sera le dernier, mais que, comme c’est le dernier, on va le faire bien ; il glisse une pilule dans ma bouche, j’ignore de quoi il s’agit, me je ne peux plus lutter, je me laisse faire, et lorsqu’il glisse le verre entre mes doigts, je le bois… J’ignore ce qui se passe ensuite, mais à mon souvenir souvent, je suis dans l’entrebâillement de la porte d’entrée, je m’agrippe au chambranle, je tiens une cigarette dans une main et un dildo dans l’autre. Au moment de porter la cigarette à mes lèvres, je me trompe de main, et c’est l’engin à pile que j’embrasse. Il fait nuit noire, ma jupe est remontée jusqu’à mes hanches, la portière de ma voiture est grande ouverte, et mon fils me mène vers elle. Après quelques pas, je suis derrière mon volant, j’entends un bruit de bouteilles vides derrière mon siège, mon fils réapparait, et glisse une bouteille à moitié pleine entre mes cuisses, il pose ma main dessus. Puis il disparait avant de resurgir par l’autre côté, il programme le GPS, me souhaite une bonne soirée et sort de la voiture. Je prends quelques gorgées d’alcool pour me donner des forces, presse sur le bouton pour démarrer le moteur, j’appuye sur la pédale et m’encastre dans la haie, j’ai manqué la sortie de notre cour de plus de deux mètres. J’en suis consciente, mais ne peux relâcher la pédale, ma portière s’ouvre, c’est à nouveau mon fils, pour le rassurer, pour lui montrer que je vais bien, puisque je ne peux plus parler, je bois quelques gorgées supplémentaires, il sourit. Il ouvre ma fenêtre en me disant qu’un peu d’air me fera du bien, me glisse une nouvelle pilule dans la bouche et d’un air complice me dit que je vais passer une merveilleuse nuit et qu’il se réjouis, car dans deux ans, comme je lui ai promis, il pourra m’accompagner. Je bois encore un peu plus pour faire passer la pilule, fais marche arrière avec une rare autorité, jaillis hors de notre allée en sinuant sur les routes ; le dildo est toujours dans ma main, c’est d’ailleurs la dernière fois que je le verrai, je m’enfonce dans la nuit avec pour compagnie mes délires éthyliques. La suite de cette histoire n’est qu’un ramassis de souvenirs brumeux que je vous raconterai peut être un jour, mais pas ce soir, je n’ai pas tenu ma promesse, je me suis saoulée en écrivant, je suis sensée me réveiller dans quatre heures pour aller travailler et tout ce dont j’ai envie, c’est de boire comme les jours précédents ; je sais qu’il n’y a plus nulle part de carnaval et qu’il va me falloir patienter deux semaines avant la Saint Patrick ; mais j’ai un besoin viscérale de me faire baiser cette nuit, baiser en étant trop ivre pour savoir qui le fait, envie de me saouler sans savoir comment je vais parvenir à rentrer…