Cette aventure commence vendredi matin ; j’étais rentrée tard la nuit, gavée d’alcool jusqu’au trognon, j’ignore quelle heure il était, mais lorsque je suis arrivée devant chez moi, les lumières de l’aurore commençaient à poindre à l’horizon. J’étais pleine comme une outre, mes dents du fond baignaient dans l’alcool à chaque hiccup. Mon bide était gonflé et distendu, poussé en avant par les litres de bières fortes que j’avais ingurgité. Ça faisait un bail que je n’avais pas revu certaines copines et je peux dire qu’on s’est bien rattrapées ; aucune d’entre nous n’est parvenue à quitter le bar en marchant droit. Et encore, même si c’est moi qui avais enchaîné le plus de shots, j’étais la moins ivre de toutes. En rentrant dans la maison, je tanguais comme un bateau dans la tempête ; mes idées étaient loin d’être claires mais j’étais encore suffisamment lucide que pour être fière de mon ivresse. D’ordinaire, je me serai farci le pif de coke, j’aurai empoigné une bouteille et je serai repartie sur les routes à la recherche de n’importe quel mec susceptible de me baiser mais aujourd’hui, je devais rester sage. De tout le mois passé, il n’y a pas un jour où je ne suis pas arrivé en retard au boulot et pas une semaine où je ne suis pas allé bosser au moins un jour. Je suis dans le collimateur de ma direction et j’ai plutôt intérêt à faire profil bas pour l’instant. J’ai décidé d’être sage et j’ai gravi comme je pouvais les escaliers vers ma chambre ; il ne me restait que quelques heures à comater pour cuver mon alcool et aller bosser à l’heure. Quand je me suis réveillée, j’étais encore saoule et il était passé 10h ; je suis sensée être à mon bureau pour 9h ; encore perdu… De toutes façons, j’étais encore trop bourrée pour quitter mon lit ; je déteste ces moments où j’ai commencé à cuver et où je suis encore trop ivre que pour agir normalement, tout en étant déjà trop sobre que pour apprécier ce que je ressens. Comme il était trop tard pour cuver, j’ai choisi de me remettre une couche et j’ai descendu quelques gorgées de vodka, directement à la bouteille. Cela m’a pris une bonne heure pour me sentir à nouveau bien et prête à quitter mon lit. En me dirigeant vers la salle de bain, je me sentais légère ; je ne titubais pas mais je devais faire attention à ne pas trop dévier en marchant. Après une bonne douche, une demi bouteille de vodka, un demi gramme de cocaïne et quelques xanax, j’étais fin prête à partir bosser. Quand je suis arrivée au bas des escaliers, mes filles jouaient au salon sur la surveillance de leur frère ; ils sont en vacances. Ça me fait toujours bizarre de ne pas avoir à les conduire à l’école. Je suis arrivé au boulot avec à peine 3 heures de retard, je me suis discrètement